Fondation Téléthon Action Suisse – Fondation Téléthon Action Suisse

À propos de la Fondation

Le Téléthon a été organisé pour la première fois en 1988, sur l’initiative de l’Association de la Suisse Romande et Italienne contre les Myopathies (ASRIM, actuellement ASRIMM) et de la Fondation Suisse de Recherche sur les Maladies Musculaires (FSRMM) pour venir en aide aux malades atteints de maladies génétiques que l’on qualifie d’orphelines.

Fruit de cette première récolte de dons : 220’000 francs. L’action Téléthon se déroule le premier week-end du mois de décembre. A cette occasion, des centaines de manifestations sont organisées par des personnes bénévoles issues des sapeurs-pompiers, de la protection civile, des clubs services et sportifs, des sociétés locales et encore d’autres secteurs d’activités.

Missions

La Fondation Téléthon soutient financièrement les activités de la Fondation de Recherche sur les Maladies Musculaires (FSRMM), de l’Association Suisse Romande Intervenant contre les Maladies neuromusculaires (ASRIMM) et de l’Associazione Malattie Gentetiche Rare Swizzera Italiana (MGR).

La Fondation Téléthon soutient financièrement certaines activités et besoins d’autres organismes reconnus d’utilité publique, venant en aide aux personnes atteintes de maladies génétiques rares.

  • Maladies génétiques

    Chaque être vivant se compose de cellules. Chaque cellule dispose d’un noyau qui abrite les chromosomes. L’être humain en a 23 paires. Les chromosomes contiennent les gènes, soit les vecteurs d’informations qui définissent notre bagage génétique. Ils font de nous ce que nous sommes. L’ensemble de nos gènes constitue notre génome.

    Selon la fonction attribuée à une cellule (cellule du foie, de la peau, des fibres musculaires, etc), le gène nécessaire correspondant est „branché“ alors que d’autres sont „débranchés“.

    Les gènes sont des sections bien précises de l’ADN (acide désoxyribonucléique). Il s’agit d’une longue molécule qui ressemble à une échelle qui s’enroule autour d’elle-même. Les „échelons“ se composent de petites molécules organisées en paires. Ce sont les quatre nucléotides : A (Adénine) et T (Thymine), G (Guanine) et C(Cytosine) (voir illustration). Si un gène est actif, cette échelle en spirale peut être ouverte par un enzyme comme une fermeture Eclair. La série des nucléotides est lue. Les combinaisons définies de trois nucléotides correspondent à un acide aminé spécifique qui va être transporté pour être relié à l’acide aminé précédent. Une section particulière d’ADN est ainsi transformée en une chaîne définie d’acides aminés. Les chaînes d’acides aminés sont également appelées protéines. Ces protéines déterminent la structure et la fonction de la cellule.

    L’ordonnancement des nucléotides dans l’ADN comporte parfois une erreur (mutation). Les mutations peuvent être héritées de nos parents ou apparaître spontanément. Une mutation modifie la combinaison à trois nucléotides. La nouvelle combinaison peut soit ajouter un autre acide aminé soit rompre la chaîne. Dans le premier cas, la fonction peut être, selon l’importance de l’endroit de l’échange, entièrement conservée ou au contraire modifiée. Dans le deuxième cas, les protéines nécessaires ne sont pas terminées et ne peuvent généralement pasremplir leur fonction.

    L’apparition de la maladie dépend de plusieurs facteurs. Pour de nombreuses protéines, les erreurs n’ont que peu de conséquences du fait que des protéines identiques prennent le relais.

    La plupart des gènes sont présents sur deux chromosomes et la protéine d’un gène sain issue d’un gène sain est souvent suffisante pour assurer une fonction normale. C’est aussisouvent le cas, par exemple, pour les porteurs sains d’une famille: seul l’héritage simultané de deux gènes défectueux déclenche la maladie. Une paire de chromosomes apparaît sous deux variantes différentes : les chromosomes qui déterminent le sexe(XX pour les femmes, XY pour les hommes). Pour les maladies dues au X, le gène muté se situe sur le chromosome X. Une fille qui hérite de ses parents un gène X muté, ne développe aucun symptôme grâce à l’autre chromosome X sain. En revanche, un garçon qui acquiert par hasard de sa mère un chromosome X muté ne bénéficie pas de l’équilibre que lui apporterait un autre chromosome X.
    Signification pour les patients

    La grande variété de maladies et le nombre restreint de patients pour chacune d’elle sont des conséquences sur la qualité de vie et les attentes des personnes concernées :
    Qualité de vie:

    • Le médecin traitant, par manque d’expérience à l’égard d’une maladie rare aux symptômes peu définis, ne parvient souvent pas à poser immédiatement le bon diagnostic.
    • Les centres spécialisés se trouvent le plus souvent dans les grandes villes ou à l’étranger.
    • Les patients et leur famille doivent souvent attendre plusieurs années pour disposer du diagnostic définitif et entreprendre une thérapie (lorsque celle-ci existe). C’est ce qui explique pourquoi les traitements débutent le plus souvent à des stades déjà avancés de la maladie.
    • On connaît, pour certaines maladies, l’origine génétique et quelques-uns des mécanismes qui les caractérisent alors que l’on ne dispose que du tableau clinique pour d’autres.
    • Les patients se sentent isolés dans une société qui ne reconnaît pas leur maladie et ne peut pas la comprendre et/ou ils sont géographiquement isolés et ne connaissent personne dans la même situation.
    • La thérapie, lorsqu’elle existe, doit être suivie tout au long de la vie et grève lourdement le budget des familles concernées (selon les pays, les coûts ne sont pas pris en charge, ou partiellement seulement, par les caisses-maladie ou l’AI). A cela s’ajoute parfois l’achat d’appareils auxiliaires onéreux (fauteuils roulants, appareils respiratoires, etc.).

    Attentes:

    • Le développement de médicaments et de méthodes thérapeutiques nécessitent des études cliniques pour corroborer les effets d’une thérapie.
    • Mener une étude clinique implique de procéder à des études pilotes onéreuses qui ont pour objectif de limiter au maximum les risques pour les patients en déterminant la dose, les effets et les éventuels effets secondaires.
    • Il est nécessaire, pour pouvoir développer une thérapie, d’identifier l’origine génétique (quels gènes sont responsables)et de comprendre les mécanismes entre le défaut génétique et les manifestations pathologiques (par ex. les raisons de l’affaiblissement musculaire, de la péjoration de la fonction pulmonaire, etc.). Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de développer de nouveaux médicaments ou de tester ceux qui ont déjà été autorisés pour d’autres maladies.
    • Procéder à ces trois phases de recherche (reconnaître les mécanismes, études pilotes, études cliniques)pour chaque maladie rare spécifique est un travail coûteux et de longue haleine.

    Les grandes entreprises pharmaceutiques se concentrent en premier lieu sur la demande du marché et ne sont habituellement pas disposées à engager des sommes importantes dans la recherche de maladies rares.

    Le rôle du Téléthon

    Le Téléthon ainsi que d’autres organisations et associations faîtières pour les maladies rares se sont fixés les objectifs suivants :

    • L’explication et la sensibilisation de la population aux maladies rares.
    • La mise en réseau des patients pour l’échange d’expériences et l’entraide.
    • La formation des médecins et la mise en réseau de centres de compétences.
    • L’aide pratique aux personnes concernées pour organiser des déplacements vers les centres spécialisés, l’achat d’appareils auxilaires et les thérapies possibles.
    • Le soutien de la recherche dans les universités et les hôpitaux afin d’éviter que les connaissances de la pathologie et le développement de nouvelles thérapies n’échouent en raison de restrictions financières.
  • Maladies orphelines

    En Europe, une maladie est considérée comme rare lorsqu’elle touche moins d’une personne sur 2000. Même si ce nombre semble modeste au premier abord, il est effrayant quand on le considère en termes absolus : 30 millions de personnes en Europe et 400’000 en Suisse sont concernées. On estime à 7000 le nombre de cas de nouvelles maladies rares apparues récemment.

     

    80% des maladies sont d’origine génétique.

    75% des maladies se déclarent déjà pendant l’enfance.

    Aucune de ces maladies ne peut être guérie à proprement parler : il existe, dans le meilleur des cas, des médicaments qui permettent d’atténuer les symptômes.

    La plupart de ces maladies sont chroniques, progressives, dégénératives et souvent mortelles.

    30% des patients décèdent avant l’âge de 5 ans.

     

    Pour en savoir plus:
    www.orpha.net

Conseil de Fondation

Président

David FASOLA, Concise

Président d’Honneur

Yves Bozzio

Vice-présidents

  • Thomas ZURKINDEN, Berne
  • Eric COCHARD, Vernier
  • Claudio DEL DON, Bellinzona

Membres

  • Prof. Laurent BERNHEIM, Genève
  • Stéphanie FIDANZA, Fribourg
  • Avv. Camilla GHIRINGHELLI, Bellinzona
  • Christiane SCHEIDEGGER, Genève
  • Hanspeter HAGNAUER, Pratteln

Responsable du Conseil scientifique de la FSRMM

Prof. Markus A. Rüegg, Biozentrum, Universität Basel